A propos des "Pièces jointes"

Ces "Pièces jointes" sont un complément au blog 1914-1918 : une correspondance de guerre où sont publiées les lettres échangées pendant la Première guerre mondiale entre Jean Médard et les siens, en particulier avec sa mère, Mathilde. (Pour toutes les informations sur Jean Médard, se reporter au blog de base).
On trouvera ici un article sur tous les amis ou camarades morts dont Jean évoque le souvenir. Pour chacun :
- sa fiche de "Mort pour la France" avec sa transcription (en bleu) ; toutes ces fiches proviennent du site Mémoire des hommes ;
- tous les textes de la correspondance et des mémoires de Jean Médard le concernant (en italiques) ;
- dans la mesure du possible, une notice biographique (dans un encadré).
Merci d'avance à tous ceux qui pourraient me communiquer des informations me permettant d'étoffer certains articles. (Mon adresse est dans le blog de base, sous l'onglet A propos du blog.)
Les articles sont publiés dans l'ordre des décès, les morts les plus anciens se trouvent donc en bas de la liste. Pour faciliter d'éventuelles recherches, vous trouverez sous la rubrique "INDEX" une liste alphabétique, avec un lien vers chaque article.

NB - Cette liste des "Morts pour la France" évoqués par Jean Médard est en cours de constitution. N'y figurent pour le moment que ceux morts avant 1918 (ou dont le nom n'est mentionné qu'avant 1918 dans les textes de Jean). Les notices consacrées aux morts de 1917 sont en cours de mise en ligne.

samedi 27 juin 2015

Jacques BENOÎT (1895-1915)

BENOÎT
Jacques Auguste
Aspirant
12ème bataillon de Chasseurs à pied
Classe : 1915
Recrutement : Rhône Sud
Mort pour la France le 3 août 1915
au Lingekopf (Alsace)
Tué à l’ennemi
Né le 19 février 1895
à Lyon (Rhône)

           J’ai une mauvaise nouvelle à t’apprendre c’est la mort de Benoit aspirant au 12e  qui a été tué dans sa tranchée.  Il était de l’A* de Lyon et m’avait dit avoir été avec toi au camp de vacances, un chic type qui disparaît.
(Pierre Benoît à Jean – 4 septembre 1915)

* Selon toute vraisemblance le « A » est pour « assemblée ». C’est en effet à Lyon qu’a eu lieu, du 22 au 25 février 1914, le 15ème congrès de la Fédé (Fédération française des associations chrétiennes d’étudiants) dont Jean était un membre très  actif.

 
Pierre Benoît, cousin germain de Jean, lui écrit cette lettre alors qu'il est hospitalisé à la suite d'une blessure au genou reçue au Linge le 31 août, pendant la même action que celle où Jacques Benoît a été tué.
Pierre Benoît devait mourir le 2 octobre suivant des suites de sa blessure, après avoir été amputé. (Ni Pierre Benoît, ni Jean n'étaient apparentés au Jacques Benoît dont la mort est annoncée dans ce courrier, et dont j’ignore tout.)
  
HF (26/06/2015)