A propos des "Pièces jointes"

Ces "Pièces jointes" sont un complément au blog 1914-1918 : une correspondance de guerre où sont publiées les lettres échangées pendant la Première guerre mondiale entre Jean Médard et les siens, en particulier avec sa mère, Mathilde. (Pour toutes les informations sur Jean Médard, se reporter au blog de base).
On trouvera ici un article sur tous les amis ou camarades morts dont Jean évoque le souvenir. Pour chacun :
- sa fiche de "Mort pour la France" avec sa transcription (en bleu) ; toutes ces fiches proviennent du site Mémoire des hommes ;
- tous les textes de la correspondance et des mémoires de Jean Médard le concernant (en italiques) ;
- dans la mesure du possible, une notice biographique (dans un encadré).
Merci d'avance à tous ceux qui pourraient me communiquer des informations me permettant d'étoffer certains articles. (Mon adresse est dans le blog de base, sous l'onglet A propos du blog.)
Les articles sont publiés dans l'ordre des décès, les morts les plus anciens se trouvent donc en bas de la liste. Pour faciliter d'éventuelles recherches, vous trouverez sous la rubrique "INDEX" une liste alphabétique, avec un lien vers chaque article.

NB - Cette liste des "Morts pour la France" évoqués par Jean Médard est en cours de constitution. N'y figurent pour le moment que ceux morts avant 1918 (ou dont le nom n'est mentionné qu'avant 1918 dans les textes de Jean). Les notices consacrées aux morts de 1917 sont en cours de mise en ligne.

samedi 28 janvier 2017

Paul ROBEIN (1884-1917)


ROBEIN
Paul Antoine Charles
Sous-lieutenant
132ème régiment d’infanterie
Classe : 1904
Recrutement : Marseille
Mort pour la France le 16* avril 1917
à Braye-en-Laonnois (Aisne)
Tué à l’ennemi
Né le 21 octobre 1884
à Marseille (Bouches-du-Rhône) 

* Sa fiche MPF indique le 16 avril, mais le JMO note son décès le 17 avril. Sans doute est-il mort dans la nuit.
 
 
 
 

 

 
Les morts du 16 avril 1917,
premier jour de l’offensive du Chemin des Dames
(Lettre de Jean Médard à sa mère – 22 avril 1917)
 
Cette première attaque, journée du 16, a été très dure. Au 2ème Baton elle ns a couté en tués, outre le commandant, le capitaine Candillon (5ème), St Lieut Gonin (6ème tu le connaissais – le petit aspirant qui avait pris le thé avec ns et Getaz à Chartèves) Lieut. Jesson (7ème), S/Lieut Mellinette et Baillot (Cie de Mitrailleurs). Tu connaissais aussi ce dernier, tu trouvais qu’il ressemblait à un officier de marine. En blessés : capitaine adjudant major Dufour, S/Lt Millière, S/Lt Bouchez, [Roger de] La Morinerie. Le Commandant [Rivals] était en tête de combat, il a eu une mort magnifique. Le colonel [Théron] aussi était presque en tête sur le petit groupe qui l’entourait peu sont revenus indemnes. Lui, notre brave colonel blessé à la cuisse, son capitaine adjoint [Gabet] la figure traversée d’une balle, Soula, off. du canon de 37 tué, etc., etc.
Source : JMO du 132ème R.I.
- Soulignés en noir par l'auteur du blog : les tués du 16 avril 1917.
- Soulignés en blanc par l'auteur du blog : les blessés du 16 avril 1917.
- Soulignés en gris : les tués du 17 avril 1917.
             Jean ne nomme pas dans sa lettre les morts du 3ème bataillon, dont il était forcément moins proche : Marceau et Morin, tués le 16 avril, Robein et Hazin, tués le 17. Ils sont les « etc. etc. » qui clôturent sa triste énumération. Il est vrai aussi que ce jour-là, le 2ème bataillon, qui attaquait en tête, a payé le plus lourd tribut, du moins en ce qui concerne les pertes en officiers : sur 15 officiers, 6 sont tués et 4 blessés.
N.B. : Les décomptes des pertes ne sont pas faits par bataillon, mais pour le régiment. Cependant les pertes en officiers étant nominatives, et leur répartition dans chaque bataillon étant connue grâce à l’ordre de bataille ci-dessus, il est facile de faire les calculs à l’échelon du bataillon.
 
HF (25/01/2017)
 
 

  
            Paul Robein était le fils d’Auguste Félix Robein, négociant, âgé de 34 ans et de Anne Marie Cécile Fortunée Mazan, âgée de 24 ans.
 

En 1903, Paul Robein avait été engagé volontaire. Il était alors cavalier de 2e classe. Il a plusieurs fois changé de corps et de grade avant son passage dans la réserve en 1909.
            Rappelé au moment de la mobilisation générale, il a de nouveau occupé des fonctions différentes dans plusieurs unités. Promu sous-lieutenant de réserve à titre temporaire, il était arrivé au 132ème R.I. le 8 août 1916.
            Il a été cité à deux reprises, et était titulaire de la Croix de guerre.
  
HF (25/01/2017)
 
Source pour les informations familiales et militaires : archives de l’état-civil en ligne de Marseille.
Source pour le prénom usuel : Mémorial GenWeb, relevé du monument aux morts de Château-Gombert, à Marseille.