A propos des "Pièces jointes"

Ces "Pièces jointes" sont un complément au blog 1914-1918 : une correspondance de guerre où sont publiées les lettres échangées pendant la Première guerre mondiale entre Jean Médard et les siens, en particulier avec sa mère, Mathilde. (Pour toutes les informations sur Jean Médard, se reporter au blog de base).
On trouvera ici un article sur tous les amis ou camarades morts dont Jean évoque le souvenir. Pour chacun :
- sa fiche de "Mort pour la France" avec sa transcription (en bleu) ; toutes ces fiches proviennent du site Mémoire des hommes ;
- tous les textes de la correspondance et des mémoires de Jean Médard le concernant (en italiques) ;
- dans la mesure du possible, une notice biographique (dans un encadré).
Merci d'avance à tous ceux qui pourraient me communiquer des informations me permettant d'étoffer certains articles. (Mon adresse est dans le blog de base, sous l'onglet A propos du blog.)
Les articles sont publiés dans l'ordre des décès, les morts les plus anciens se trouvent donc en bas de la liste. Pour faciliter d'éventuelles recherches, vous trouverez sous la rubrique "INDEX" une liste alphabétique, avec un lien vers chaque article.

NB - Cette liste des "Morts pour la France" évoqués par Jean Médard est en cours de constitution. N'y figurent pour le moment que ceux morts avant 1918 (ou dont le nom n'est mentionné qu'avant 1918 dans les textes de Jean). Les notices consacrées aux morts de 1917 sont en cours de mise en ligne.

mercredi 25 janvier 2017

Marcel Adrien MORIN (1886-1917)



MORIN
Marcel Adrien
Sous-lieutenant
132ème régiment d’infanterie
Classe : 1906
Recrutement : Le Havre
Mort pour la France le 16 avril 1917
à la ferme de Metz (Aisne)
Tué à l’ennemi
Né le 17 avril 1886
à Trouville-sur-Mer (Calvados)

 



 

 

 


 
Les morts du 16 avril 1917,
premier jour de l’offensive du Chemin des Dames
(Lettre de Jean Médard à sa mère – 22 avril 1917)
 
Cette première attaque, journée du 16, a été très dure. Au 2ème Baton elle ns a couté en tués, outre le commandant, le capitaine Candillon (5ème), St Lieut Gonin (6ème tu le connaissais – le petit aspirant qui avait pris le thé avec ns et Getaz à Chartèves) Lieut. Jesson (7ème), S/Lieut Mellinette et Baillot (Cie de Mitrailleurs). Tu connaissais aussi ce dernier, tu trouvais qu’il ressemblait à un officier de marine. En blessés : capitaine adjudant major Dufour, S/Lt Millière, S/Lt Bouchez, [Roger de] La Morinerie. Le Commandant [Rivals] était en tête de combat, il a eu une mort magnifique. Le colonel [Théron] aussi était presque en tête sur le petit groupe qui l’entourait peu sont revenus indemnes. Lui, notre brave colonel blessé à la cuisse, son capitaine adjoint [Gabet] la figure traversée d’une balle, Soula, off. du canon de 37 tué, etc., etc.
 
Source : JMO du 132ème R.I.
- Soulignés en noir par l'auteur du blog : les tués du 16 avril 1917.
- Soulignés en blanc par l'auteur du blog : les blessés du 16 avril 1917.
- Soulignés en gris : les tués du 17 avril 1917.

JMO du 132ème R.I. – 16 avril 1917

  

Marius RIVALS (1875-1917) 
René CANDILLON (1886-1917) 
Lucien SOULA (1874-1917) 
Marcel Emmanuel MARCEAU (1890-1917) 
Georges Etienne Soter BAILLOT (1892-1917) 
Gaston MELLINETTE (1892-1917) 
Claude GONIN (1896-1917) 
Marcel Adrien MORIN (1886-1917) 
Emile JESSON (1892-1917) 
          Jean ne nomme pas dans sa lettre les morts du 3ème bataillon, dont il était forcément moins proche : Marceau et Morin, tués le 16 avril, Robein et Hazin, tués le 17. Ils sont les « etc. etc. » qui clôturent sa triste énumération. Il est vrai aussi que ce jour-là, le 2ème bataillon, qui attaquait en tête, a payé le plus lourd tribut, du moins en ce qui concerne les pertes en officiers : sur 15 officiers, 6 sont tués et 4 blessés. 
N.B. : Les décomptes des pertes ne sont pas faits par bataillon, mais pour le régiment. Cependant les pertes en officiers étant nominatives, et leur répartition dans chaque bataillon étant connue grâce à l’ordre de bataille ci-dessus, il est facile de faire les calculs à l’échelon du bataillon.
 
HF (25/01/2017)
 



 
            Marcel Adrien Morin était le fils de Louis Adelaïde Adrien Joseph Edouard Morin, tailleur de pierre, âgé de 32 ans et de Eugénie Marie Duval, âgée de 26 ans. Sur sa fiche matricule, il est mentionné que ses deux parents sont décédés, et qu’il était garçon de salle.
           Une mention marginale sur son acte de naissance indique qu’il avait épousé le 20 mai 1916, au Vésinet, Marie-Louise Latapie.
 
Marcel Adrien Moreau était sergent à la fin de son service militaire en 1909. Quelques semaines après la mobilisation générale, il a été promu sous-lieutenant de réserve à titre temporaire. Il était alors au 329ème régiment d’infanterie. Il était arrivé au 132ème R.I. le 29 octobre 1916.
HF (25/01/2017)
 
Source pour la filiation et le mariage : archives départementales du Calvados, acte de naissance de Marcel Adrien Morin (vue 210/558). 
Source pour les informations militaires : archives départementales de Seine Maritime, fiche matricule de Marcel Adrien Morin.