A propos des "Pièces jointes"

Ces "Pièces jointes" sont un complément au blog 1914-1918 : une correspondance de guerre où sont publiées les lettres échangées pendant la Première guerre mondiale entre Jean Médard et les siens, en particulier avec sa mère, Mathilde. (Pour toutes les informations sur Jean Médard, se reporter au blog de base).
On trouvera ici un article sur tous les amis ou camarades morts dont Jean évoque le souvenir. Pour chacun :
- sa fiche de "Mort pour la France" avec sa transcription (en bleu) ; toutes ces fiches proviennent du site Mémoire des hommes ;
- tous les textes de la correspondance et des mémoires de Jean Médard le concernant (en italiques) ;
- dans la mesure du possible, une notice biographique (dans un encadré).
Merci d'avance à tous ceux qui pourraient me communiquer des informations me permettant d'étoffer certains articles. (Mon adresse est dans le blog de base, sous l'onglet A propos du blog.)
Les articles sont publiés dans l'ordre des décès, les morts les plus anciens se trouvent donc en bas de la liste. Pour faciliter d'éventuelles recherches, vous trouverez sous la rubrique "INDEX" une liste alphabétique, avec un lien vers chaque article.

NB - Cette liste des "Morts pour la France" évoqués par Jean Médard est en cours de constitution. N'y figurent pour le moment que ceux morts avant 1918 (ou dont le nom n'est mentionné qu'avant 1918 dans les textes de Jean). Les notices consacrées aux morts de 1917 sont en cours de mise en ligne.

jeudi 26 janvier 2017

Georges Etienne Soter BAILLOT (1894-1917)

BAILLOT
Georges Etienne Soter
Sous-lieutenant
132ème régiment d’infanterie
Classe : 1914
Recrutement : Seine*
Mort pour la France le 16 avril 1917
à la ferme de Metz à Braye-en-Laonnois (Aisne)
Tué à l’ennemi
Né le 30 janvier 1894
à Paris, 17ème arrondissement (Seine) 

* Seine 2ème bureau
 
Je reste seul dans la ferme vide. La compagnie est partie à pied. Ce matin je déjeune avec Portheaux et Gonin, restés chacun pour la même raison que moi [Jean était malade], et les officiers de la compagnie de mitrailleurs [donc Baillot et Mellinette].
(Jean à sa mère – 23 janvier 1917) 
 
J’arrive pourtant avec la première vague jusqu’aux premières lignes allemandes, mais c’est pour constater que le colonel [Théron] et son état-major n’ont pas pu progresser jusque-là. J’apprends qu’il est bloqué entre les deux lignes dans un grand trou d’obus. Je dois donc revenir en arrière pour le rejoindre. Le retour est aussi scabreux que l’aller. Au passage je m’arrête un moment auprès d’un de mes camarades, Baillot, officier mitrailleur, blessé mortellement, mais je dois l’abandonner sans rien pouvoir faire pour lui.
(Jean Médard – Mémoires, avril 1917, Chemin des Dames)  

Ce matin, un oncle de Baillot est venu nous demander des détails sur sa mort.
(Jean à sa mère – 28 avril 1917)  
 
 
Les morts du 16 avril 1917,
premier jour de l’offensive du Chemin des Dames
(Lettre de Jean Médard à sa mère – 22 avril 1917)
 
Cette première attaque, journée du 16, a été très dure. Au 2ème Baton elle ns a couté en tués, outre le commandant, le capitaine Candillon (5ème), St Lieut Gonin (6ème tu le connaissais – le petit aspirant qui avait pris le thé avec ns et Getaz à Chartèves) Lieut. Jesson (7ème), S/Lieut Mellinette et Baillot (Cie de Mitrailleurs). Tu connaissais aussi ce dernier, tu trouvais qu’il ressemblait à un officier de marine. En blessés : capitaine adjudant major Dufour, S/Lt Millière, S/Lt Bouchez, [Roger de] La Morinerie. Le Commandant [Rivals] était en tête de combat, il a eu une mort magnifique. Le colonel [Théron] aussi était presque en tête sur le petit groupe qui l’entourait peu sont revenus indemnes. Lui, notre brave colonel blessé à la cuisse, son capitaine adjoint [Gabet] la figure traversée d’une balle, Soula, off. du canon de 37 tué, etc., etc.
 

Source : JMO du 132ème R.I.
- Soulignés en noir par l'auteur du blog : les tués du 16 avril 1917.
- Soulignés en blanc par l'auteur du blog : les blessés du 16 avril 1917.
- Soulignés en gris : les tués du 17 avril 1917.
Les plus grosses pertes en officiers sont dans le 2ème bataillon, où, sur 15 officiers, 6 sont tués et 4 blessés
(N.B. : Les décomptes des pertes ne sont pas faits par bataillon, mais pour le régiment. Cependant les pertes
en officiers étant nominatives, et leur répartition dans chaque bataillon étant connue grâce à l’ordre de bataille
ci-dessus, il est facile de faire les calculs à l’échelon du bataillon.)
JMO du 132ème R.I. – 16 avril 1917



Marius RIVALS (1875-1917) 
René CANDILLON (1886-1917) 
Lucien SOULA (1874-1917) 
Marcel Emmanuel MARCEAU (1890-1917) 
Georges Etienne Soter BAILLOT (1892-1917) 
Gaston MELLINETTE (1892-1917) 
Claude GONIN (1896-1917) 
Marcel Adrien MORIN (1886-1917) 
Emile JESSON (1892-1917) 
 
 
 


 
            Georges Etienne Soter Baillot était le fils de Georges Herménégilde Baillot, charcutier, âgé de 21 ans et de Marguerite Philomène Félicie Rousset, âgée de 20 ans, charcutière. La famille demeurait 18 rue des Epinettes dans le 17ème arrondissement de Paris.
            Dans la famille Baillot, les prénoms rares venaient du grand-père du lieutenant : Soter Herménégilde Baillot (1848-1892). Le fils avait hérité d'Herménégilde et le petit-fils de Soter. Le père avait une sœur, Blanche Gabrielle, dont le mari, François Maurice Réveillard (né en 1870), pourrait être l’oncle qui va se renseigner sur le sort de Georges Etienne Soter Baillot.
            En ce qui concerne les renseignements militaires, les registres matricules de la Seine ne sont malheureusement pas accessibles en ligne.
 
HF (28/01/2017)
 
Source pour les informations d’état-civil : archives en ligne de l’état-civil du 17ème arrondissement de Paris, acte de naissance de Georges Etienne Soter Baillot.
Source pour les informations sur la famille du père de Georges Etienne Soter Baillot : Généanet, arbre en ligne de Jilles Lazardeux.