A propos des "Pièces jointes"

Ces "Pièces jointes" sont un complément au blog 1914-1918 : une correspondance de guerre où sont publiées les lettres échangées pendant la Première guerre mondiale entre Jean Médard et les siens, en particulier avec sa mère, Mathilde. (Pour toutes les informations sur Jean Médard, se reporter au blog de base).
On trouvera ici un article sur tous les amis ou camarades morts dont Jean évoque le souvenir. Pour chacun :
- sa fiche de "Mort pour la France" avec sa transcription (en bleu) ; toutes ces fiches proviennent du site Mémoire des hommes ;
- tous les textes de la correspondance et des mémoires de Jean Médard le concernant (en italiques) ;
- dans la mesure du possible, une notice biographique (dans un encadré).
Merci d'avance à tous ceux qui pourraient me communiquer des informations me permettant d'étoffer certains articles. (Mon adresse est dans le blog de base, sous l'onglet A propos du blog.)
Les articles sont publiés dans l'ordre des décès, les morts les plus anciens se trouvent donc en bas de la liste. Pour faciliter d'éventuelles recherches, vous trouverez sous la rubrique "INDEX" une liste alphabétique, avec un lien vers chaque article.

NB - Cette liste des "Morts pour la France" évoqués par Jean Médard est en cours de constitution. N'y figurent pour le moment que ceux morts avant 1918 (ou dont le nom n'est mentionné qu'avant 1918 dans les textes de Jean). Les notices consacrées aux morts de 1917 sont en cours de mise en ligne.

samedi 27 juin 2015

Philippe LÉO (1884-1916)

LÉO
Philippe
Sous-lieutenant
2ème groupe d’aviation-Escadrille 7
Classe : 1904
Recrutement : Seine 2ème bureau
Mort pour la France le 28 avril 1916
Au Pont Faverger (Marne)
Tué à l’ennemi
Né le 24 février 1884
A Paris (Seine)






Le courrier arrive. Rien de toi puisque hier j’ai été gâté. [Albert] Léo me dit avec beaucoup de tristesse la mort de son frère Philippe descendu avec son avion.

(Jean à sa mère – 11 mai 1916)






 
            Philippe Léo était un frère d’Albert Léo, pasteur très impliqué dans la Fédération française des associations chrétiennes d’étudiants, et ami très proche de Jean Médard.
            Philippe et Albert Léo étaient les fils d’Auguste Léo (1836-1900) et de Gabrielle Vernes (1842-1921). Philippe Léo était banquier à Paris.
 
HF (19/12/2016)
 
Source pour les informations sur Philippe Léo et ses parents : Généanet, arbre de Philippe Bourelly
 

 
 

  Source du texte suivant : blog L'escadrille 36

 
Philippe Gabriel Richard Léo.
Né le 24 février 1884 à Paris (75).
Classe 1904.
Recrutement du 2ème bureau de la Seine sous le n° matricule 2215.
Service militaire au 36ème régiment d'infanterie, à compter d'octobre 1902.
Profession avant-guerre : banquier.
Observateur de l'escadrille MF 36 du xxx au 21 juillet 1915.
Sorti de l'hôpital Pasteur, le 8 mai 1915.
Médaille militaire, le 16 juin 1915.
Croix de Guerre.
Brevet de pilote militaire n° 1138 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 2 juillet 1915.
Pilote de l'escadrille MF 7 du 11 septembre 1915 au 28 avril 1916.
Nommé Sous-lieutenant, le 5 janvier 1916.
Tué au cours d'une mission dans les environs de Moronvillers / Pont-Faverger (51), le 28 avril 1916.
Il faisait équipage avec le sous-lieutenant Lucien Sartori qui a également perdu la vie.
Une citation à l'ordre de l'armée à titre posthume, le 24 mai 1916.  

 
* Citation à l'ordre de l'armée à l'adjudant Philippe Léo, observateur de l'escadrille MF 36, le 13 mai 1915 : "A constamment fait preuve des plus belles qualités de sang-froid et de courage comme agent de liaison avec l'artillerie, puis comme observateur en avion. Toujours volontaire pour les missions les plus périlleuses. Le 27 mars 1915, a attaqué un Albatros armé et l'a contraint à fuir. Dans la nuit du 31 mars au 1er avril, a pris quatre fois l'air pour tenter la destruction d'une grosse pièce ennemie que l'artillerie ne pouvait atteindre."

 
* Citation à l'ordre de l'armée au sous-lieutenant Philippe Léo, pilote de l'escadrille MF 7, le 24 mai 1916 : "Pilote d'une grande adresse, possédant le plus complet mépris pour le danger. Toujours volontaire pour les missions les plus périlleuses. A survolé le 15 mars 1916, le terrain d'une attaque à moins de 400 mètres pour mieux se rendre compte du résultat de l'opération. Le 28 avril 1916, a poursuivi une mission de reconnaissance dans les lignes ennemies en dépit d'un tir d'artillerie extrêmement précis qui a fini par mettre le feu à son appareil et l'abattre au sol, trouvant ainsi une mort glorieuse."