A propos des "Pièces jointes"

Ces "Pièces jointes" sont un complément au blog 1914-1918 : une correspondance de guerre où sont publiées les lettres échangées pendant la Première guerre mondiale entre Jean Médard et les siens, en particulier avec sa mère, Mathilde. (Pour toutes les informations sur Jean Médard, se reporter au blog de base).
On trouvera ici un article sur tous les amis ou camarades morts dont Jean évoque le souvenir. Pour chacun :
- sa fiche de "Mort pour la France" avec sa transcription (en bleu) ; toutes ces fiches proviennent du site Mémoire des hommes ;
- tous les textes de la correspondance et des mémoires de Jean Médard le concernant (en italiques) ;
- dans la mesure du possible, une notice biographique (dans un encadré).
Merci d'avance à tous ceux qui pourraient me communiquer des informations me permettant d'étoffer certains articles. (Mon adresse est dans le blog de base, sous l'onglet A propos du blog.)
Les articles sont publiés dans l'ordre des décès, les morts les plus anciens se trouvent donc en bas de la liste. Pour faciliter d'éventuelles recherches, vous trouverez sous la rubrique "INDEX" une liste alphabétique, avec un lien vers chaque article.

NB - Cette liste des "Morts pour la France" évoqués par Jean Médard est en cours de constitution. N'y figurent pour le moment que ceux morts avant 1918 (ou dont le nom n'est mentionné qu'avant 1918 dans les textes de Jean). Les notices consacrées aux morts de 1917 sont en cours de mise en ligne.

dimanche 28 juin 2015

Jacques de SEYNES (1895-1916)


SEYNES
Jacques Maurice
Aspirant
5ème régiment d’artillerie de campagne
Classe : 1915
Recrutement : Nîmes
Mort pour la France le 15 mai 1916
à hôpital temporaire 12 de Vadelaincourt (Meuse)
des suites de blessures de guerre
Né le 27 octobre 1895
à Lyon (Rhône)
 

                Je viens de causer avec Mme [Mathilde] de Larlenque qui m’a priée de te communiquer une chose douloureuse. La mort à Verdun de Jacques de Seynes que tu aimais beaucoup. Une âme d’élite m’a dit sa tante, qui donnait les plus grandes et les plus nobles espérances ! et l’avenir était en eux plein de promesses tu l’aimais bien je crois et sympathisais avec lui. Sa sœur aînée [Alix de Seynes] vient d’épouser son cousin [Raoul] de Cazenove pendant un congé de celui-ci. La seconde [Bénédicte de Seynes] est mariée à un [Roger] de Luze déjà depuis le commencement de la guerre. Je ne le savais pas – et je suis sous cette impression douloureuse pas entrain du tout pour accomplir ma tâche. J’ai soif d’avoir de tes nouvelles.
(Mathilde à son fils – 21 mai 1916) 
 
          Bien triste cette mort de Jacques de Seynes. Je crois que c’était le préféré de sa mère, qui doit être bouleversée. Décidément à Verdun les artilleurs payent trop largement leur part. […] Si tu peux trouver dans mon carnet d’adresses de Paris, celle des de Seynes, envoie-la moi.
(Jean à sa mère – 25 mai 1916) 

  
           Jacques de Seynes était le fils de Louis de Seynes (1867-1941) et de Suzanne de Cazenove (1871-1952). Outre les deux sœurs mentionnées dans cette lettre : Alix (1892-1973), épouse Raoul de Cazenove (1888-1972) et Bénédicte (1894-1979) épouse de Roger de Luze (1887 - ?), il en avait une troisième, encore enfant, Monique (1911-1995).
            Il avait aussi un frère, Raoul (1899-1951) dont Jean avait été le précepteur. Voici ce que ce dernier raconte à ce sujet dans ses mémoires (et qui explique pourquoi Mathilde donne dans cette lettre à son fils toutes les nouvelles de la famille de Seynes) :
« Pendant l’été 1912 pour me faire un peu d’argent j’avais accepté une place de précepteur dans la famille Louis de Seynes. Nous avons séjourné d’abord à Ségoussac, chez le vieux docteur de Seynes, grand’père de mon élève Raoul, puis à St-Félix-de-Pallières dans une propriété que les parents de mon élève avaient achetée depuis peu et installaient, enfin au château du Solier chez Mme de Casenove la grand’mère maternelle. À Ségoussac comme au Solier de nombreux oncles et tantes, cousins et cousines étaient rassemblés. Les membres de ces aristocratiques familles étaient sympathiques, mais mon élève était peu zélé et sa mère exigeait de lui qu’il travaille tout le jour. Elle le privait ainsi totalement de détente et de vacances et moi du même coup. »
 
HF (28/06/2015)
Source pour toutes les informations généalogiques : Généanet, arbre Philippe Bourelly